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3. Après l'intervention

En réanimation, le patient est maintenu endormi pendant quelques heures de façon à permettre à son organisme de stabiliser sa température, sa tension artérielle et son rythme cardiaque. Cette période permet également aux réanimateurs de s’assurer qu’il n’y a pas de saignement anormal par les drains mis en place en fin d'intervention.

Une fois que l'état du patient est jugé stable, la médication qui assure le sommeil, et qui est injectée en continu, est arrêtée (en général 4 heures après l'arrivée aux soins intensifs). Le réveil se fait dès lors très progressivement et pas toujours avant les visites du soir, ce qui produit parfois une situation un peu impressionnante pour la famille proche. Le traitement antidouleur est commencé durant ce réveil pour éviter l'apparition des douleurs au réveil de l'anesthésie. Le patient reprendra spontanément sa respiration lorsqu'il aura récupéré un état de consience suffisant. Lorsque celle-ci est jugée adéquate, le tube placé dans les voies respiratoires est enlevé. La kiné respiratoire est reprise de façon intensive le plus tôt possible après le réveil.

Idéalement, l'opéré regagne sa chambre dans le service de chirurgie cardiaque un ou deux jours après l’opération. La douleur est maîtrisée grâce à un choix d’antalgiques adaptés à chacun. Plusieurs fois par jour, la douleur est évaluée à l’aide d’une réglette, en permettant d’adapter le traitement. Le patient sera revu par son anesthésiste au cours de son séjour, dans le cadre d'une prise en charge multidisciplinaire.

Un dossier complet comportant les informations importantes est établi pour chaque patient. Ce dossier, archivé dans le service, permet un contrôle de qualité permanent de la prise en charge anesthésique. Parmi les documents qui sont transmis au médecin traitant, figure un document rapportant le degré d’anémie éventuel et la proposition de traitement de celle-ci.

Editeur responsable : Docteur Anne DAPER